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Voilà où ça mène d'être gentil.

Cette histoire commence, comme de nombreuses histoires, par un coup de téléphone. Mon cousin : il m’explique qu’il aurait besoin de mes services pour 1) détruire son ancien canapé/lit, 2) trimballer les restes à la déchetterie, et 3) l’aider à construire le nouveau.

 

Oui, maintenant je me souviens qu’il y à 15 jours déjà nous étions allé à Ikea pour choisir ce canapé/lit. J’aime bien Ikéa, c’est beau, ça brille, on se croirait dans un palace. En un sens, c’est pas faux, c’est un palace de la consommation d’intérieur.

 

Bon, pas question de me débiner, la famille c’est la famille. Et puis de toute façon j’avais déjà dit oui 15 jours plus tôt. C’est malin…

 

Samedi matin, je me lève, je me bouscule (oui je dors seul), et je me prépare pour aller jouer aux petits bricolos. Avant de partir j’appelle des amis à qui je dis « Bon, je fais un truc rapidos avec mon cousin je vous rejoins dans l’aprèm ok ? »

 

13h07 arrivée sur les lieux. Nous sommes dans le 13 arrondissement de Paris, j’ai lutté comme un malade pour garer ma bagnole pas trop loin. En définitive je me suis mis dans un parking car j’ai bon espoir que ça devrait pas durer trop longtemps.

 

13h15 Arrivée en bas de l’immeuble, bon en fait il est super loin le parking. Fais chier c’est trop tard.

 

13h16 Premier constat, j’ai pas le code pin de l’entrée. J’appelle mon cousin qui ne répond pas, j’appelle ma cousine qui me donne le code. Merci cousine. Je grimpe les 5 étages, j’arrive devant la porte et je sonne.

 

13h18 Tiens, ça s’ouvre. Mon cousin, en caleçon, à encore les traces des draps sur le visage. « Je viens de me réveiller, me suis couché hyper tard hier… » Tiens dont ? J’aurais pas cru.

 

13h30 « Bon, on va peut être s’y mettre ? » Je sais pas si tu a jamais démonté un canapé, mais pour nous c’était une première. Mon cousin et moi avons un point commun, nous manquons de sens pratique. Et puis quand il s’agit de démonter un truc on se figure toujours que c’est comme un ordi…Plein de vis partout.

 

13h32 La déception se lit sur les visages des deux malheureux protagonistes, aucune vis apparente. Il va falloir tenter une approche plus barbare. Mon cousin me dit qu’heureusement il a un marteau.

« Ouf ouais, je me voyais pas donner des coups de pieds dans la structure en bois ! Dis-je alors que je me rends d’un pas confiant vers la « boite » à outils.

 

13h33 « Euuuuuuuh…. C’est ça ton marteau ? » Le dit engin de destruction est à peine plus épais que mon pouce. « Je pense pas qu’on aille trop loin avec ça hein… »

 

13h55 Voilà déjà près de vingt minutes que nous nous battons avec la structure en bois qui s’avère être très peu collaborante. Le marteau est vite oublié, les tournevis aussi. Le problème étant que les morceaux de bois sont collés et agrafés ensemble.

 

13h56 Sur une initiative de mon cousin, il descend à monoprix pour aller acheter une scie. Y a pas le choix, aux grands maux les grands remèdes. Pendant ce temps j’en profite pour faire un tour sur les 2500 chaînes que lui propose sa Freebox. Tant de possibilités mais tellement peu de choix.

 

14h10 Lorsque mon cousin revient il me trouve littéralement absorbé par la contemplation de Normandie TV. Ce qui me fascinait c’était le non professionnalisme à peine masqué de la présentatrice du journal. On devinait à ses mimiques que le prompteur devait être un peu trop loin et régulièrement elle plissait les yeux pour mieux lire un mot difficile, le tout avec un ton de lecture proche de ce que des élèves de cinquième produisent de mieux à la lecture orale de Phèdre en classe.

 

14h11 « Bon j’ai ramené des scies » me dit mon cousin.

« DES scies ?! Je pensais qu’une suffirait. » Dis je à mon tour.

« Ben ouais, mais à Monoprix ils ont que le modèle « mini-me » ».

Effectivement, techniquement parlant on peut appeler ça une scie. C’est composé d’un manche et d’une partie avec des petites dents pour couper. Le problème c’est qu’on est plus proche du couteau à beurre que des dents de la mer. Mais qui ne tente rien n’à rien.

 

14h20 C’est l’heure du petit bilan. Nous constatons avec étonnement que les scies sont encore en bon état alors que le bois, lui, accuse le coup. J’ai été médisant, c’est petites choses coupent bien. Le problème c’est qu’elles demandent un effort physique intense.

 

16h05 ENFIN ! Nous avons fini de scier la structure. Pas une seule fois j’ai réussis à faire une coupe droite, mais qu’importe le résultat est là. Et quel résultat ! C’est le merdier total dans l’appartement de mon cousin. Le canapé/lit tire sérieusement la tronche, mais nous sommes satisfait et toujours en pleine possession du bon nombre de doigts à chacune de nos mains.

 

16h15 Non sans difficultés nous sortons le mécanisme du lit avec son matelas pour l’apporter jusqu’à ma voiture. Si la première centaine de mètres se fait dans la bonne humeur, rapidement nos muscles nous font comprendre que c’est peut être un peu too much. Nous décidons de changer de tactique. Plutôt que de porter nous allons tirer !

 

16h30 Nous avons traîné le bordel sur pas loin de 500 mètres, laissant derrière nous une splendide et profonde trace dans le bitume de la rue. Un petit pas pour l’homme, un grand trait pour l’humanité.

 

16h40 Enfin, nous parvenons à mettre le bordel dans ma bagnole de façon à ce que le coffre ferme quand même. Je paye le parking et là je pousse un cri : « 9,20 euros !!! Putain de merde ! Je déteste les parkings !

 

16h55 Je me gare en double file en bas de l’immeuble de mon cousin et nous bazardons les morceaux de bois découpés dans ce qu’il reste de place dans mon coffre. Sachant que j’ai une clio, c’est assez limité.

 

17h00 Je branche je GPS (ben ouais, sinon je me perd partout), et je découvre le parcours. Facile ! C’est juste à 8 km, porte d’Italie !

 

17h05 Ca roulait bien pendant 200 mètres, et puis soudain : le drame. Du monde, du monde partout, à chaque feux rouge, à chaque angle de rue, partout ! Et pire, les flics aussi partout. Une rue sur deux est fermée, on n’avance pas, ou peu.

 

18h05 Nous avons fait 4 kilomètres. Nos espoirs d’arriver rapidement sont au plus bas. Rien ne pourrait nous sortir de la sauf peut être un miracle. De plus, nos sujets de conversations deviennent redondant, et plus le temps passe plus je prend sur moi pour ne pas m’énerver. Et puis soudain, une ouverture, tout semble aller mieux ! Ô joie, ô allégresse comme je vous aime. Ô doux sentiment de plénitude qui nous envahi quand nous apprécions tout simplement le plaisir de rouler à 50 km/h.

 

18h15 Joie de courte durée… Nous sommes à 450 mètres de notre destination, mais nous sommes aussi à la porte d’Italie, un samedi soir. Autant dire qu’on n’avance plus du tout, mais vraiment plus du tout. Les moteurs sont coupés, les gens sortent de leurs voitures et tous nous profitons gaiement de ce concert pour klaxon en la majeur qui se donne gratuitement un peu plus loin.

 

18h30 Pas de changements. Ah si, on a fait 100 mètres.

 

18h45 Tiens, on dirait que ça avance ! Ah non, autant pour moi.

 

19h Plus que 180 mètres, cool !

 

19h15 Nous sommes enfin sorti de cette merde. Problème, la déchetterie ferme à 19 heures.

 

19h20 Mon cousin et moi sommes devant l’entrée de la déchetterie. Nous n’avons plus du tout nôtre bonne humeur. Nous sommes crevés, lessivés, épuisé et bien tendus nerveusement. Les solutions qui s’offrent à nous sont :

- Primo, revenir dimanche matin.

- Deuzio, faire 300 mètres en bagnole et jeter le tout dans la rue comme des mal propres.

- Troizio, pleurer comme des gamins.

 

19h22 Je suis sur le point d’entamer la solution numéro 3 quand un gars nous aborde.

« Alors vous êtes dans la merde les gars ?! »

Pour une entrée en matière, c’est du grand art.

Nous : Ouais.

Lui : Combien vous me donnez pour que je vous en débarrasse ?

Nous : Beeeeen….

Mon cousin : Nan, écoute on va se débrouiller.

Moi intérieurement : Putain non ça sent le plan foireux!

Lui : Moi je vous dis, ça vaut dix euros ça.

Moi : Ok ça marche, voilà tes dix euros et débarrasse nous de tout ce bordel !

 

Cinq minutes plus tard je déposais mon cousin à une station de métro et je rentrais chez moi, non sans avoir appelé mes potes pour dire que je venais plus. Quand je suis arrivé à la maison, j’ai mangé et dormis !

Je vécu heureux et eu plein d’enfants.

Fin.

Ecrit par manzin, le Mardi 6 Septembre 2005, 20:04 dans la rubrique Actualités.

Commentaires :

1pensable
1pensable
06-09-05 à 20:59

NB: Eviter les plans foireux entre cousins.

-Courage!-


 
Petit curieux téméraire
10-09-05 à 19:36

Re:

c tes levres!§§?? bave

 
WeepingWillow
WeepingWillow
06-09-05 à 21:06

Je note surtout que le n°3 du plan initial est passé à la trappe...

 
Pierrefeuill
Pierrefeuill
06-09-05 à 22:14

mouahahah

tu me f'ras toujours mourir de rire avec tes folles histoires abracadabrantesques!!!!
finallement le prince charmant s'en est bien sorti, et avec ses sous vêtements sur le dos !

 
C-C
C-C
07-09-05 à 00:49

Et le nouveau canapé que tu devais monter ? T'as laissé ton cousin le faire seul ?

 
manzin
manzin
07-09-05 à 00:54

Re:

Précisement :D

 
rafaelle-
rafaelle-
10-09-05 à 12:10

trop excellent....
j'adore ta façon d'raconter ta vie..
;-)

 
kihook
kihook
02-10-05 à 15:15

morte de rigolé

je suis plié devant mon pc, merci manzin, j'ai plus qu'a retourner bosser moi!